EVEIL

PREMIERS PAS

L’apprentissage de la marche est un nouveau défi à relever, et c’est une étape essentielle dans le développement de votre enfant. C’est pour lui le début de la grande aventure, le temps de la découverte, de l’indépendance, mais pour nous parents la fin d’un chapitre qui se ferme avec quelques larmes et un brin de nostalgie. En effet, arrive la phase où bébé entame sa période d’explorateur, en voulant se mettre debout et en s’aidant de tous ce qui lui passe sous la main, table, chaise, meuble, canapé… Et la question légitime qui taraude chaque parent est comment puis-je l’aider dans cette nouvelle étape

Pour commencer, sachez que votre enfant possède les ressources nécessaires pour évoluer seul et à son rythme. De plus, afin de respecter les principes de la motricité libre, rien ne sert de vouloir aller plus vite que la musique en le mettant dans une situation qu’il ne maitrise pas.  Ne perdez pas de vue, que chaque enfant est unique, alors intitule de le comparer avec le fils de votre voisin.

ADAPTER L’ENVIRONNEMENT


Pour lui faciliter la tâche,  veillez que tout objet dangereux ou fragile soit retiré. Pour que votre enfant se redresse aisément à l’aide des supports environnants, veillez à ce que ces derniers soient à sa hauteur et surtout stable.

NE PAS ÊTRE TROP PRESSÉ


En ce qui concerne les premières tentatives, elles ne doivent pas être perçues comme un échec, bien au contraire, il est important de le laisser expérimenter les échecs. C’est comme pour nous adulte,  c’est en tombant bien bas, que nous ne nous relevons que plus fort, sauf que dans son cas il ne tombe jamais de très haut.  Effectivement, les chutes seront nombreuses, mais ne vous inquiétez pas, l’effort fourni pour se redresser, tombé et se redresser à nouveau   fortifie ces muscles et sont essentiels durant cet apprentissage. Bien entendu, ce dernier reste toujours sous votre surveillance, ne pas faire à sa place ne signifie pas le laisser évoluer seul.

Ne lui proposez pas la position débout, il la trouvera seul à lorsqu’il sera prêt. Éviter de le faire marcher en lui tenant les mains, c’est un grand classique que nous avons déjà tous vu dans notre entourage et que nous sommes tous tentés de reproduire ou l’avons déjà fait. Cependant, en y regardant de plus près, ce n’est pas lui rendre service.  De cette manière, il reste dépendant de l’adulte en pensant qu’il n’est pas capable de marcher sans notre aide et cela va à l’inverse de la motricité libre.  C’est à lui  seul de se débrouiller, de découvrir ses propres limites et de prendre conscience de son corps. Cependant, si vous êtes amener à le faire, éviter que l’enfant se retrouve avec les bras à la verticale.  Être trop pressé peut s’avérer contre productif, car l’enfant ressent la pression par les parents, surtout quand on sait que ce sont de vraies éponges.

CHAUSSEZ LE PLUS TARD POSSIBLE


Les muscles des pieds nous aident à tenir debout et non les chaussures. Ces dernières sont une entrave pour cet apprentissage. Des petites chaussettes ou chaussons antidérapants  sont idéals pour favoriser la marche de bébé. Vous pouvez aussi le laisser pieds nus selon le type de recouvrement de sol sur laquelle il se trouve. En effet, ce contact direct avec le sol permet à l’enfant de  mieux saisir les informations sensorielles (ça glisse, c’est en pente, ça bouge…). De ce fait, cela lui permet d’ajuster son équilibre en ajustant au mieux ses appuis.  Pour les débuts, il est préférable de le chausser lors des sorties extérieures. Pour le choix des chaussures, optez pour des semelles souples avec un maintien au niveau du talon

LAISSEZ LE TROTTEUR DE CÔTÉ


La bête noire qui fait souvent polémique est sans aucun doute le trotteur.  Nous avons tous entendu, «  ça ne fait pas de mal, tu l’as utilisé étant petit et regarde aujourd’hui regardes, tu n’as aucun problème ».  Cependant,  de nombreuses études faites sur les risques, montrent une dangerosité très importante, avec un risque accru au niveau des accidents domestiques et au niveau de l’apparition de troubles du développement psychomoteur.

 En effet, l’enfant est suspendu et coincé, par un petit harnais qui le redresse de manière artificielle et le fait se retrouver sur la pointe des pieds. De plus, en poussant sur la pointe de pieds, cela peut entrainer des déformations du pied, de la jambe, de l’articulation de la hanche, et des rétractions tendineuses au niveau des mollets D’autre part, cette mauvaise habitude risque fortement d’être ancrée et le conduire à marcher de cette façon.

Par ailleurs, ne maitrisant pas cette posture  l’enfant est alors en hyper-vigilance et  cela est source de tensions musculaires et émotionnelles. Il ne construit pas sa motricité et ne peut découvrir par lui-même les transitions de postures nécessaires pour construire ses appuis et gérer ses déséquilibres. En outre, il limite l’enfant dans ces perceptions, il ne prend pas conscience de son corps dans l’espace. Effectivement, il ne peut donc pas explorer toutes les composantes spatiales de son environnement, alors que cela lui permet de construire toutes les notions du repérage spatial : en haut, en bas, sur, sous, petit, grand, devant, derrière…  En revanche, la tablette ajoute une distance supplémentaire entre lui et les objets, de ce fait, lorsqu’il se retrouve en dehors de l’appareil, il ne peut anticiper le besoin de contourner, ralentir ou bien de se rattraper avec l’aide de ses mains pour amortir une éventuelle chute. Donc ce dernier risque de se cogner très régulièrement.

Ensuite, le trotteur biaise fortement sa conscience du danger. De nombreux accidents surviennent sous la surveillance des parents à cause de la vitesse que ce dernier implique.  L’enfant n’a aucune maitrise  surtout dans les virages ou bien à cause d’une roue qui peut se retrouver coincée dans un meuble, en tombant et étant bloqué, il  risque de taper tout son poids sur sa tête. Pour toutes ces raisons citées précédemment, je déconseille l’utilisation du trotteur et je n’en suis absolument pas fan.  D’ailleurs,  c’était une évidence pour monsieur S. et moi, nous ne voulions pas en posséder un,

à la maison.

PORTEUR ET CHARIOT SONT DE BONS ALLIÉS


En revanche, vous pouvez mettre à disposition de l’enfant un porteur lorsqu’il peut s’asseoir dessus et en descendre seul. C’est stable, et il gère lui-même sa vitesse. Vous pouvez lui proposer  un pousseur, qui est idéal comme compagnon d’exploration, une fois qu’il gère son équilibre, les transitions « au sol/debout » et que la marche est acquise ce qui est préférable. En effet, pour gérer au mieux les déplacements plus celui du pousseur, l’enfant va devoir gérer son équilibre, réguler sa force,  contrôler sa vitesse, et anticiper les obstacles.  Pour ma part, nous l’utilisons à la maison même si Nino n’a pas réaliser ses premiers pas seul sans objets avoisinants pour l’aider. Cependant, comme précisé au dessus, mon petit, ne maitrise pas totalement le pousseur et son corps en même temps surtout lorsqu’il s’agit de maitriser les changements de direction volontaires afin d’éviter les obstacles.  De plus, ayant fait l’erreur de le proposer un peu trop tôt, au début de son utilisation , il avait tendance a s’accrocher  et à être entrainé par celui-ci.

Pour terminer, afin d’accompagner au mieux votre enfant,  favorisez un environnement stimulant, c’est à dire prendre soin de lui dans un climat calme et aimant  qui sera le meilleur moteur de développement pour l’aider à marcher. En effet, votre accompagnement, vos encouragements et votre présence sont primordiaux comme dans chaque échelon gravit depuis sa naissance. Respecter son rythme afin de lui proposer les outils adaptés au bon moment. Il se lâchera quand il sera prêt et s’il prend son temps, c’est qu’il en a besoin.

 

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